Le fils lui s’intéressa plus au théâtre, au dessin, à la poésie. Parmi les souvenirs des années d’études à Leipzig se trouve un exemplaire de la première création poétique véritablement indépendante de Goethe: les “Neue Lieder”. Le frontispice ne porte que le nom de son ami le compositeur Breitkopf et tait celui de l’auteur des vers. Mais c’est en tant qu’auteur que Goethe a dédicacé notre exemplaire à son compagnon d’étude Langer, qui était également le confident de son amour de jeunesse pour Käthchen Schönkopf, qui lui inspira ces poèmes. Des lettres adressées à Käthchen et sa famille, le manuscrit de la traduction de la scène du “Menteur” de Corneille, que Goethe effectua à Leipzig, de même que des gravures réalisées sous la direction de son professeur de dessin Oeser, témoignent du fait que le jeune homme ne pensait pas exclusivement à ses études juridiques. Acquérir une culture générale à l’université était son intention; des hommes tels que Gottsched et Gellert y ont contribué plus que les professeurs de droit. Dans la mesure où Goethe insiste sur leur souvenir dans son autobiographie, nous les présentons ici par des portraits.